Droit du travail

Prime de précarité : conditions, montant et exclusions

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Publié le , mis à jour le 13 juillet 2026

À la fin d'un CDD ou d'une mission d'intérim, le salarié perçoit une prime de précarité qui compense l'instabilité de l'emploi temporaire. Son taux est simple, mais plusieurs cas la font disparaître.

Un montant de 10 %

La prime de précarité, aussi appelée indemnité de fin de contrat (CDD) ou indemnité de fin de mission (intérim), est égale à 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat, primes comprises. En intérim, ce taux de 10 % ne peut pas être réduit, contrairement à certains CDD où un accord peut l'abaisser à 6 % en contrepartie d'un accès à la formation.

Les cas où elle n'est pas due

La prime disparaît dans plusieurs situations :

  • embauche en CDI à l'issue du contrat ;
  • rupture à l'initiative du salarié ou faute grave ;
  • contrat saisonnier ou d'usage lorsqu'un accord le prévoit ;
  • contrats conclus avec un jeune pendant ses vacances scolaires ;
  • refus par le salarié d'un CDI pour le même emploi.

Attention à sa fiscalité

Contrairement à certaines indemnités de rupture, la prime de précarité est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu, comme un salaire. Elle entre par ailleurs dans l'assiette de l'indemnité de congés payés.

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La prime de précarité s'ajoute au salaire et à l'indemnité de congés payés pour former votre rémunération de fin de mission. Notre calculateur de salaire en intérim chiffre l'ensemble.